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La parentalité bienveillante



Nous entendons, de plus en plus, parler de parentalité ou d’éducation bienveillante ou positive.

Les parents cherchent de nouvelles pratiques d’éducation en bannissant les fessées, les claques et se tournent vers la parentalité bienveillante qui privilégie l’écoute et les discussions.

 

 

 

La parentalité bienveillante, qu’est-ce que c’est ?

C’est une éducation basée sur le respect de l'enfant et sur l'empathie du parent envers son enfant.

L'attitude du parent vis-à-vis de l'enfant est positive. Le parent cherche à désamorcer un conflit en discutant avec l’enfant sans crier, sans fessées, sans claques.

Le parent va être à l’écoute de son enfant.

 

La parentalité bienveillante, ce n'est pas...

  • Tout permettre, tout accepter

  • S'oublier pour son enfant

  • Être gentil, devenir le meilleur ami de son enfant

  • Une éducation laxiste

 

 

 

Pourquoi bannir les fessées et les vexations ?

Les fessées n’assurent pas l’autorité de l’adulte.

Dans l’éducation, toute forme de violence est à éviter, les violences physiques : fessées, gifles… et violences psychiques : cris, insultes, moqueries, menaces…

Les enfants en souffrent et ils reproduisent ce qu’ils ont vécu.

Nous demandons à nos enfants de ne pas taper.

En tant que parents, nous sommes leur modèle, montrons leur l’exemple !

 

 

 

Comment mettre en pratique la parentalité bienveillante ?

Discutez des règles de la vie familiale avec vos enfants et mettez-les en place avec eux. Ceci leur permettra de se sentir impliqués dans la vie de famille.

 

Annoncez les règles à l'avance et non à l'instant où l’enfant se comportera mal. L’enfant pourra anticiper et adapter son comportement à la situation et ceci évitera peut-être qu’il ne pique une colère.

Exprimez des interdits de façon positive :

  • « Ne mets pas tes mains dans l’assiette » devient    « à table, on mange avec des couverts/la fourchette/la cuillère »

  • « Ne joue pas dans la poubelle » devient « la poubelle est l’endroit où l’on met les déchets, on la referme aussitôt » ou « je jette, je ferme »

  • « Ne traverse pas » devient « reste sur les graviers devant l’école », « reste de ce côté de la route », « tu peux me lâcher la main lorsqu’on est sur le trottoir, pour traverser tu m’attends »

  • « Ne touche pas » devient « cet objet reste posé/tout seul/loin de tes mains »

  • « Ne marche pas dans la boue » devient « les pieds restent sur les cailloux »

  • « Ne vide pas les boîtes (du placard) » devient « les boîtes restent rangées dans le placard »

  • « Ne court pas autour de la piscine » devient « à la piscine on marche »

  • « Ne mets pas d’eau partout » devient « L’eau reste dans la baignoire »

  • « Ne prends pas cet objet » devient « l’objet reste posé sur la table/étagère/ etc. »

  • « Ne tape pas » devient « Avec la main on caresse »

  • « Ne cours pas » devient « Marche »

  • « Ne monte pas sur la table » devient « les pieds restent par terre »

 

 

 

Dîtes ce que les enfants ont le droit de faire au lieu d’énumérer les interdits.


Si votre enfant fait une colère parce qu’il n’a pas ce qu’il désire, au lieu de vous fâcher, de lui crier dessus pour lui demander d’arrêter et de finir par une fessée, mettez-vous à sa hauteur, dites-lui que vous avez compris, entendu « il est en colère ».

Expliquez-lui pourquoi il n’aura pas ce qu’il veut tout de suite, parce que ce n’est pas le moment, ce n’est pas possible, il est trop petit…

Proposez une alternative, par exemple « tu dois me donner la main pour traverser au passage piéton mais après tu pourras marcher tout seul », ou détournez son attention.

Pour les plus grands, vous pourrez revenir sur les règles de la maison que vous avez vues avec eux.

Par exemple : « il n’est pas l’heure de regarder la télévision mais celui des devoirs, par contre dès que les devoirs seront finis, tu pourras regarder un dessin animé ».


En cas de bêtise, il faut expliquer à l’enfant pourquoi ce qu’il a fait n’est pas bien et lui montrer quelles sont les conséquences. Vous pouvez demander à votre enfant de réparer sa bêtise (ranger, nettoyer) ou aller s’excuser.

 

La parentalité bienveillante s’apprend petit à petit. Cette méthode d’éducation peut prendre du temps à se mettre en place. Elle n’évite pas les conflits entre parents et enfants mais elle permet de trouver une solution qui satisfait l’enfant et le parent.

Elle se construit en fonction de nos enfants. Les astuces qui vont marcher pour l’un ne fonctionneront peut-être pas pour l’autre. Il suffit de les adapter et de prendre en compte le caractère de chacun de nos enfants.

 




L’éducation bienveillante, c’est chercher à éduquer son enfant sans le blesser physiquement ou psychiquement.

 

 

 

Bibliographie

  • « Les cinq clés d'une éducation réussie » de Mélusine Harlé aux Editions Hachette

  • « La discipline positive pour les adolescents » de Jane Nelson et Lynn Lott aux Editions Marabout

  • « J'ai tout essayé ! » d'Isabelle Filliozat aux Editions JC Lattès

  • « Parents bienveillants, enfants éveillés : les 10 clés de l'éducation efficace » de Laurence Dudek aux Editions First

  • « L'éducation positive » d'Eve Aboucaya aux Editions Marabout

  • « Nous serons toujours là pour toi » de Stephan Valentin et Denitsa Mineva aux Editions Pfefferkorn

 

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Lundi 18 Février 2019

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